Lundi, le kiosque encore sauvé

Ce lundi matin, grand bazar, façon rugby sur la place Aristide Briand. La population protège -pacifiquement, mais fermement, ses arbres, son kiosque, son marché, ses bancs, bref, son patrimoine écologique et social. L’Ancre a choisi de vous transmettre, telles quelles, les notes prises par notre amie Ani, fraîchement débarquée de Namur, lors de la conférence qui a clôturé cette matinée mouvementée. Juste après que le préfet a décrété la suspension des travaux, le remballage des palissades destinées à ceinturer la place, puis le départ de la police et des camions.

Compte rendu de la petite conférence au Kiosque ce lundi 12 septembre

Au dessus de la banderole « Non au Parking » accrochée sur le Kiosque, l’homme au gilet vert et au gueulophone attend le départ des camions.
On se demande avec Béné:  » Mais qu’est-ce qu’ils ont tous, à vouloir casser la convivialité ces maires/bourgmestres?
Un début de palissade a été planté et les travaux se sont arrêtés. Les ouviers sont repartis avec le reste des plaques dans un camion. Mais que s’est-il passé entre l’alarme de tôt ce matin, la présence de la police municipale et nationale et maintenant? On attendait même les CRS en buvant un café sur la terrasse du Colisée. Je voudrais signaler que j’ai vu un oiseau prendre son envol sur la surface de mon café
et que j’ai dit: Ils vont partir, il y a un oiseau sur mon café.
L’homme à la chemise en velours orange a fait un point sur le droit:
« C’est eux qui ont le droit de leur côté et nous sommes toustes dans l’illégalité. Même si la juriprudence montre qu’une certaine tolérance est accordée aux personnes qui résistent de cette manière, entraver un chantier autorisé, ça va au pénal.
Un recours en annulation a été déposé ce vendredi sans dossier. C’est rare qu’on dépose sans dossier, mais le maire n’a jamais répondu aux demandes d’envoi du dossier.
Un référé suspensif a été déposé ce matin, c’est très rapide.
Même si le juge n’a pas encore statué, continuer les travaux même s’ils sont autorisés, ça pourrait être perçu comme narguer le juge. Un manque de respect.
Au sujet des documents à verser au dossier, les videos ne sont pas recevables. Les photos le sont. Ces photos ne doivent montrer que les ouvriers au travail. Si une photo montre un manifestant ou un policier, elle sera refusée.
Chaque photo alimente le dossier.
Si vous êtes victimes de violence et blessées, vous devez d’abord faire constater les blessures à l’hôpital et demander un certificat d’ITT ( interruption de travail temporaire) avant de pouvoir aller faire constater les faits au commissariat.
Si vous n’avez pas le temps d’aller à l’hôpital,vous pouvez vous adresser directement au procureur de la république.
Le camion chargé des palissades part sous les ovations des participant.e.s.
Christophe, l’homme au gilet vert et au gueulophone déclare que c’est le deuxième bras de fer gagné sur la place!
On ne veut plus de camions sur la place!
Si le maire passe au dessus du référé, il se met en situation délicate.
Une participante s’inquiète que les ouvrier reviennent la nuit. Monsieur chemise orange répond que ce n’est pas possible. Les travaux ne peuvent pas débuter avant le lever du jour. Il en profite pour établir une petite chronologie : Lui était là à 5 h du matin, la police municipale est arrivée sur place à 7 heures et les ouvriers ont suivi.

Christohe rappelle que lorsqu’on est adhérent à l’Assoce, on est couvert par une assurance ( recours en justice? Dommages corporels?). Cette adhésion est de 5 euros min.
Il faut aussi laisser ses noms, prénoms et numéro de téléphone. Ainsi, si on se fait embarquer, l’avocate peut contacter la personne en difficulté par SMS.
On peut aussi s’inscrire à La Table Rouge, tous les jours de 17 à 19 heures, pour s’investir, selon ses possibilitée..

Quelques journalistes sont passés. Un résumé devrait être montré aux infos sur FR3 ce midi et sur FR2 demain.

Un autre monsieur revient de la mairie et annonce que la société Enedis n’aurait toujours pas reçu les autorisations pour commencer les travaux. S’ils commencent les travaux, toute personne peut leur demander d’interrompre et leur demander de produire les autorisations nécessaires. Ce serait alors Enedis qui se trouverait dans l’illégalité. (Des camions sont bien venus pour débrancher l’élééctricité, mais les ouvriers ne sont pas montés dans la nacelle et repartis assez vite. ndlr)

Une dame vient se présenter comme faisant partie des Anges Gardiens, qui sont là lors des actions pour porter assistance et réconfort aux personnes qui en auraient besoin. Boissons, nourriture et bobologie (sic). Ielles auraient besoin de renforts, et les volontaires avec expérience médicale et paramédicale, ça serait top (sic)

Une autre personne annonce que les commerçants qui affichent leur soutien Non au Parking, seraient menacés de non renouvellement de bail.

Un appel aux artistes à exposer leurs oeuvres sur les palissades en place est lancé. En toute illégalité, bien sûr puisque que ça serait considéré comme dela dégradation de biens…

Samedi, une fête est prévue sur la place, pour les journées du patrimoine, au programme, concert des oeuvres de Francke, le donateur du kiosque, et du rappeur sétois, Petit Kopeck.

Un petit coup de main….

les ouvriers rechargent les palissades dans le camion