8 mars à Sète – informer et échanger pour prévenir

©️SM

Distribution de “violentomètres” et échanges sur les relations toxiques.

Des militantes des collectives culottées, groupe féministe sétois, ont distribué dimanche 7 mars, devant les halles, des “violentomètres”. L’occasion d’échanger sur les violences au sein du couple et plus largement sur les violences faites aux femmes.

LE VIOLENTOMÈTRE : UN OUTIL SIMPLE ET UTILE POUR “MESURER” SI SA RELATION AMOUREUSE EST BASÉE SUR LE CONSENTEMENT ET NE COMPORTE PAS DE VIOLENCES.

https://m.centre-hubertine-auclert.fr/article/outil-de-prevention-des-violences-le-violentometre. Conçu fin 2018 par les Observatoires des violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis et de Paris, l’association En Avant Toute(s) et la Mairie de Paris.

“Zone verte; profite, ta relation est saine…”, “zone rouge…”. Les échanges sont souvent brefs lors de cette distribution mais ils n’en sont pas moins intreréssants et forts ; « c’est important d’avoir des repères », «  je vais en parler à ma petite fille car sa relation m’inquiète », « c’est important ce que vous faites, Merci! « , «  je vais donner cela à ma fille …et à mon fils », « il faudrait distribuer ça dans les écoles »,…Des mots glanés qui illustrent l’intérêt mais aussi les interrogations sur ces questions. Le moment ne permettait pas d’aller plus loin mais plusieurs femmes ont pris les coordonnées des “collectives culottées” pour avoir des précisions ou pour se joindre à des actions militantes.

Une information et des partenariats nécessaires

Afin de proposer quelques réponses et une réflexion plus approfondies sur les violences faites aux femmes et aux enfants, un partenariat entre la médiathèque de Sète et les collectives culottées” a permis la réalisation d’une vidéo mise en ligne le 8 mars.

Des partenariats nécessaires car, comme l’indique Fanny Sanchez dans cette vidéo, tout le monde est concerné et tout le monde peut et doit agir.

4 femmes sur 10 indiquent avoir dernièrement été victimes d’une injustice ou d’une humiliation parcequ’elles sont des femmes.

Source : Haut Conseil à l’Égalité Femmes-Hommes, Rapport sur le sexisme en France, 2019

84 % des morts au sein du couple sont des femmes. Parmi les femmes tuées par leur conjoint, 41 % étaient victimes de violences antérieures de la part de leur compagnon. Par ailleurs, parmi les 21 femmes ayant tué leur partenaire, 11 d’entre elles avaient déjà été victimes de violences de la part de leur partenaire, soit 52 %.

Source : « Etude nationale sur les morts violentes au sein du couple. Année 2019 », ministère de l’Intérieur, Délégation aux victimes.

En moyenne, le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans qui, au cours d’une année, sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur conjoint ou ex-conjoint, est estimé à 213 000 femmes.
L’auteur de ces violences est le mari, le concubin, le pacsé, le petit-ami, ancien ou actuel, cohabitant ou non.
7 femmes victimes sur 10 déclarent avoir subi des faits répétés
8 femmes victimes sur 10 déclarent avoir également été soumises à des atteintes psychologiques ou des agressions verbales.
Parmi ces femmes victimes, 18% déclarent avoir déposé une plainte en gendarmerie ou en commissariat de police suite à ces violences.

Cette estimation est issue des résultats de l’enquête de victimation annuelle « Cade de vie et sécurité » (INSEE-ONDRP-SSMSI). Il s’agit d’une estimation minimal.

Les contacts utiles

  • Numéro national d’écoute et d’orientation ouvert du lundi au samedi de 9h à 19h :  3919  
  • pour une urgence, appelez le 17
  • pour une mise à l’abri, appelez le 115
  • pour signaler des violences en ligne http://service-public.fr/cmi
  • intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie ( ISCG) Commissariat de Sète, 06 83 78 34 29